CANALA : combattre les images négatives pour découvrir son vrai visage

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Chambres et tables d'hôtes

Chambres et tables d'hôtes

C’est un lieu que nous apprécions spécialement. On vous dira pourtant et souvent que « c’est un lieu à risque, lieu hautement indépendantiste et agression possible ». Le point de vue du Tour du monde sur la question :

Personnellement, je vais très régulièrement à Canala depuis des années et je n’ai été victime d’aucune agression. Les motifs avancés sont faux ; ce lieu n’est pas plus indépendantiste que Pouebo ou n’importe quelle autre région où vit la population mélanésienne. Il est vrai que la région est marquée par un événement important qui s’est produit non loin de Canala lors des événements des années 80 : La tribu de Nakety ; Eloi Machoro qui a cassé l’urne électorale parce que, selon lui, le système électoral favorisait les non-indépendantistes… de fil en aiguille se développa une série d’événements violents en chaîne sur le territoire. Ce n’est pas le lieu ici de défendre ou d’accuser qui que ce soit… mais sans doute que nous aurions tendance à stigmatiser Canala du fait de cet événement en entretenant peur ou terreur et du coup en s’interdisant toute perception autre que celle-là.
En entretenant et en projetant d’une façon incessante nos peurs sur les gens et surtout les jeunes, ces derniers n’ont alors que la solution de s’identifier aux images projetées : c’est leur façon de se défendre et de s’affirmer face aux images et aux réputations négatives qui leur sont systématiquement renvoyées : lorsque vous accusez sans cesse quelqu’un ou un groupe minoritaire de voyous, il n’ont d’autres réactions que de l’être de plus en plus aux fins de former une bande de plus en plus importante : ce mécanisme est fort connu. A force de vouloir que l’autre corresponde à l’image négative que j’ai de lui, il finira par être celui qu’il n’est pas . En élargissant le processus, c’est alors toute la population qui est diabolisée.

Pour en découdre, il faut rencontrer les gens de Canala et de Nakéty… Ce n’est que par la rencontre que les images et les représentions mentales se recalent. Il y a quelque temps avec Dan, mon ami caldoche, nous nous sommes rendus à Nakety : nous nous sommes arrêtés à la mission de Nakety ; la tombe de Machoro s’y trouve. Nous nous sommes assis sur un banc extérieur de l’Eglise,à côté d’une mamie mélanésienne et nous avons échangé très longuement….Elle venait fleurir l’Eglise et du coup nous l’avons aidé. Ce moment d’échange et de complicité fut un excellent moment. Des jeunes et des moins jeunes passaient ou regardaient au loin à travers la fenêtre de leur maison et nous saluaient spontanément ; le bruit des enfants jouant non loin soutenaient le rythme de nos échanges au cœur de ce lieu que nous avons trouvé serein : nous nous sentions bien parce que les mots, l’échange verbal, les regards, les gestes sont venus exorcisés nos peurs et images négatives.

Paradoxalement, c’est à Canala que des mélanésiens et caldoches ont réussit, très récemment, à faire le geste de la réconciliation suite aux conflits des années 80 : nous vous renvoyons à ce beau documentaire diffusé il y a 2 ans sur TNC montrant comment les familles caldoches et les tribus mélanésiennes ont célébré leur retrouvaille ; Documentaire visible à la médiathèque du centre culturel Tjibaou : « coutume de réconciliation à Canala ». Ce documentaire est un grand moment d’émotion : ils se connaissent très bien ces deux populations ; ils ont plus de souvenirs positifs que négatifs ; leur complicité est grande et depuis longtemps ; c’est une grande leçon pour nous tous. Autre façon, à travers la vision de cette vidéo, d’exorciser nos peurs. Au « Tour du Monde », vous aurez l’occasion de prendre le temps de regarder le documentaire.

Alors, certes, c’est vrai, des incidents précis en termes d’agression se sont produits mais ils ne sont pas si fréquents au point de diaboliser cette région. Lorsque vous passerez en voiture, faites des grands saluts en voiture; allez vers les gens et soyez spontanés ; la réponse est immédiate : bienvenu chez nous !

Nous ne sommes ni naïfs ni imprudents et mesurons les risques ; il y a toujours un risque : où est-on à l’abris de gestes violents ? De notre point de vue, il vaut la peine de le prendre. S’il y a risque (car il existe comme dans beaucoup d’endroits), il est très minime contrairement à ce qu’on vous dira. Lorsque quelqu’un vous déconseillera d’aller à Canala, demandez-lui simplement quand est-ce qu’il s’est rendu à Canala la dernière fois ? Selon la réponse et le récit imaginaire, fantasmatique ou réel faites le discernement nécessaire pour vous en faire une idée. Généralement, on vous ressort les mêmes 3 ou 4 incidents survenus les 3 ou 4 ans passés parce que c’est la seule information qui soutient l’image négative globale.

Enfin, au Tour du Mondenous accueillons beaucoup de voyageurs et ils nous consultent beaucoup pour envisager leur circuit. Concernant Canala, nous leur expliquons ce qu’il en est avec réalisme mais aussi avec du recul. La très grande majorité de nos clients s’est rendue à Canala en toute connaissance de cause : Tous sont revenus enchantés. Il ne s’agit ni de banaliser les quelques incidents et de foncer aveuglement ni de dramatiser et de déconseiller bêtement : il s’agit, pour chacun, d’accéder aux informations plus objectives qui invitent chacun à agir selon un avis plus éclairé et plus censé. Du reste c’est une règle qui s’adresse à tout voyageur.

Pour ne citer que les deux derniers voyages effectués : Faut-il, durant le tour du Rajasthan, éviter de se rendre au magnifique Désert de Jaïsalmer ou non au motif que l’an passé il y a eu un incident touristique ? ; Nous étions en Janvier 2010. Faut-il se priver d’aller à Abu-Simbel (Egypte) même sous escorte militaire ou non : nous y sommes allées en 2009 sans problème mais en toute connaissance de cause à chaque fois.

Je me permets de citer notre texte de notre propre site internet en guise de conclusion ; c‘est dans cet état d’esprit qu’il convient de comprendre notre propos sur Canala

Notre philosophie : le voyage est un art qui s’apprend au contact des autres

Le peuple calédonien est une mosaïque aux multiples énigmes dont il est parfois difficile de percer les mystères. Il suffit cependant de se laisser saisir par chaque culture, ou communauté d’appartenance, chaque rencontre, d’oser la rencontre avec l’inconnu ; du sud au nord, d’est en ouest en passant par les îles. L’humilité apprise par l’acceptation d’une méconnaissance ouvre petit à petit aux richesses intérieures de chaque rencontre. Au contact de ce qui est différent, on en sort finalement toujours plus humain, fasciné, surpris et vous donne l’élan du don, du partage, du sens; la complicité devient possible, la rencontre devient attachante, le silence devient plénitude….
Dan et Jean-Claude

Les conseils du tour du monde pour visiter la région de Canala :

  • La route pittoresque entre Houaïlou et Canala : (2h30).
    Cette route est rarement empruntée dès lors qu’elle ne se trouve pas sur l’axe d’itinéraire habituellement emprunté. Au lieu de prendre la transversale à Houaïlou pour Bourail (via le col des Roussettes), poursuivez la route vers Poro, Kouaoua puis Canala : la route est à la fois pittoresque et inédite ; c’est de notre point de vue une des plus belles routes de Nouvelle Calédonie. Vous monterez au sommet (route goudronnée et praticable) pour traverser des paysages quasiment martiens ou lunaires aux couleurs rouges vifs sur fond de paysage de lagon bleu azur et vallées très verdoyantes. Vous circulerez pendant un bon bout de temps en lacet sur cette crête vraiment insolite. Vous redescendrez ensuite vers Kouaoua puis Canala où la les paysages changent : c’est le jardin tropical et fruitier qui se déroule devant vous.
  • La cascade et la vue panoramique sur la baie de Canala :
    A Canala vous traversez le village et avant la tribu de Gélima, empruntez la route sur votre droite pour monter au sommet : vous y découvrirez une magnifique cascade à la fois vertigineuse et grandiose du fait qu’elle se déverse devant la splendide baie de Canala : cela vaut le déplacement.
  • La fête de la mandarine au mois de Juillet :
    Chaque année la fête de la mandarine se tient au mois de Juillet : la mandarine de Canala est juteuse, gouteuse et vous l’apprécierez largement à côté des mandarines d’importation. La fête offre des distractions multiples pour tous les âges, des stands repas exquis, des fruits multiples et variés, chanson mais aussi possibilité de circuits pédestres accompagnés : Il y a foule durant la fête : la population de Canala sort les grands plats pour animer cette journée en repas, musiques danses et découverte de la région.
  • Poursuivre la route en passant par le Col de Petchekara jusqu’à Thiola route à horaire :
    La route à horaire est en réalité une piste praticable en voiture ordinaire à temps sec ; la piste fait 13km et traverse le col : vue pittoresque et descente sur Thio où vous pourrez rependre la transversale vous menant jusqu’à Boulouparis : Nous vous conseillons d’empruntez cette route tôt le matin

Voir notre site pour inclure la découverte de Canala durant votre circuit en Nouvelle Calédonie : A voir sur la grande terre - Conseils du Tour du Monde Nouvelle-Calédonie

Où dormir, où manger à Canala :

Il existe de nombreux campings et gîtes à Canala

Pour avoir des informations plus précises concernant l’hébergement voir le site:http://www.tourismeprovincenord.nc puis sur la carte inter-active cliquez sur Canala.

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Jean-Claude Becker
Le « Tour du Monde »,
Chambres et table d’hôtes à Nouméa
Nouvelle Calédonie
www.tour-du-monde.nc

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